Cliquez sur la carte pour voir les champs autour d’un point.Champs les plus traités aux pesticides (hors bio) :pommes de terrebetteravesvergerszones de protection des captages d’eau potablecaptageÉécoleCcrècheMmaison de reposen rouge : champ intensément traité à moins de 1 km
Fond de plan © IGN-NGI

Comprendre la carte

La carte reprend l’indicateur publié en 2024 par l’ISSeP, l’Institut scientifique de service public wallon. Il estime à quel point les habitants de chaque commune sont exposés aux pesticides agricoles.

Comment l’indice est calculé

  1. Des carrés de 100 mLa Wallonie est découpée en petits carrés de 100 mètres de côté.
  2. Les champs traités autourPour chaque carré, on regarde les cultures dans un rayon d’1 km, la quantité de pesticides qu’elles reçoivent et leur dangerosité.
  3. Les plus proches comptent plusUn champ à 100 m pèse beaucoup plus qu’un champ à 900 m.
  4. Là où les gens habitentOn fait la moyenne par commune en ne gardant que les carrés habités. Plus il y a d’habitants, plus le carré compte.

Pourquoi un kilomètre ?

  • La dérive. Au moment de pulvériser, une partie des pesticides part avec le vent, surtout dans les 100 premiers mètres.

  • L’évaporation. Dans les heures et les jours qui suivent, une partie des produits s’évapore des plantes et du sol, et voyage plus loin. Selon les études citées par l’ISSeP, elle peut exposer davantage que la dérive.

  • Les poussières. Le vent soulève aussi de la terre traitée, qui retombe plus loin.

Ce que la carte montre

  • Une estimation pour comparer les 262 communes entre elles.
  • Les cultures qui reçoivent le plus de pesticides d’après l’ISSeP : vergers, pommes de terre et betteraves.
  • La distance entre les maisons et les champs traités.
  • Des données agricoles de 2015 à 2019 et la population de 2020.

Ce qu’elle ne montre pas

  • Une mesure de pesticides dans l’air, ni un seuil de danger.
  • L’alimentation, souvent la première source d’exposition.
  • Les produits utilisés à la maison ou au travail.
  • Le vent dominant et le relief.

Comment lire les couleurs

Parmi les moins exposéesParmi les plus exposées

Les 262 communes sont réparties en cinq groupes de même taille. Plus la teinte est foncée, plus l’exposition estimée est forte. Le groupe le plus exposé est en damier.

Pourquoi ces trois cultures ?

  • Pommes de terre
  • Betteraves
  • Vergers

Selon l’ISSeP, les pommes de terre, les betteraves et les vergers sont les cultures qui reçoivent le plus de pesticides en Wallonie. La couleur des communes tient compte de toutes les cultures. Autour de chez vous, on ne compte que ces trois-là, champ par champ, d’après le parcellaire agricole de 2024. Les parcelles bio sont exclues.

Pesticides et eau du robinet

En Wallonie, 80 % de l’eau du robinet vient des nappes souterraines, et plus de la moitié de ces nappes sont en mauvais état chimique à cause des nitrates et des pesticides. Pour l’eau, la distance qui compte n’est pas celle du vent, mais le temps que met l’eau de pluie à traverser le sol jusqu’au captage.

  • Zone de prise d’eau. 10 m autour des installations. Toute autre activité y est interdite.
  • Zone de prévention rapprochée. Ce qui s’infiltre rejoint le captage en moins de 24 heures. Par défaut, 35 m autour du captage.
  • Zone de prévention éloignée. Moins de 50 jours jusqu’au captage. Par défaut, au-delà de la zone rapprochée : 100 m dans le sable, 500 m dans le gravier, 1 km dans les roches fissurées et les calcaires.

Dans l’eau du robinet, la norme est de 0,1 µg par litre pour chaque pesticide, et 0,5 µg pour leur total. Sur le site, la « zone de protection » d’un captage regroupe ses zones de prévention rapprochée et éloignée. Ecolo demande des zones bio, sans pesticides, au-dessus des captages.

Lire la position d’Ecolo

Deux sources, deux périodes

La carte, le classement et le rang des communesL’indice de l’ISSeP. Il s’appuie sur les cultures de 2015 à 2019, en moyenne, et sur la population de 2020.

Autour de chez vous, les cultures, les écoles, les crèches et les maisons de reposLe parcellaire agricole du SPW de 2024, croisé avec les listes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de l’ONE et de l’AViQ.

Les cultures tournent d’une année à l’autre. Une commune peut donc compter un peu plus ou un peu moins de champs intensément traités en 2024 que pendant la période étudiée par l’ISSeP. Mais les deux sources racontent la même histoire. Les communes qui comptent le plus de pommes de terre, de betteraves et de vergers en 2024 sont aussi celles que l’ISSeP classe parmi les plus exposées.

Une agriculture qui protège notre santé et notre eau

En Wallonie, 70 % des nappes d’eau souterraines sont contaminées par des pesticides et des nitrates. Pourtant, plus de 2.000 agriculteurs et agricultrices bio montrent déjà chaque jour qu’on peut nourrir la population autrement. Ecolo veut accompagner tout le monde agricole sur ce chemin, étape par étape.

Avancer pas à pas

On veut réduire de 75 % l’usage des pesticides d’ici 2030, en ligne avec l’objectif européen, pour ensuite sortir complètement des pesticides chimiques de synthèse. On commence par interdire les produits les plus dangereux pour la santé et la nature.

Protéger les personnes les plus exposées

Les écoles, les crèches, les habitations proches des champs et les réserves naturelles méritent des zones tampons. Au-dessus des captages d’eau, on veut des zones bio prioritaires, sans pesticides ni engrais chimiques, pour garder une eau du robinet de qualité.

Soutenir celles et ceux qui nous nourrissent

Les agriculteurs et agricultrices sont les premiers exposés aux pesticides. On veut les aider à changer de pratiques avec des aides bio renforcées, une certification bio prise en charge par les pouvoirs publics et une PAC qui rémunère vraiment l’agroécologie. Et pour que le bio reste accessible à toutes et tous, on veut supprimer la TVA sur les aliments bio et locaux.

Des pouvoirs publics qui montrent l’exemple

Zéro pesticide chimique de synthèse dans les parcs, les bords de route et tous les espaces publics. Chez soi aussi, on veut réserver ces produits aux professionnel·les formé·es plutôt qu’aux particuliers.

Pétition

Interdisons les pesticides les plus dangereux

Signez la pétition pour interdire les pesticides les plus dangereux pour la santé et la nature.

Cette pétition est portée par Ecolo.

Soutenez le combat contre les pesticides dangereux

Cette carte, la recherche par adresse et la pétition, on les a construites pour que chacun sache ce qui est pulvérisé près de chez lui. Pour continuer à informer et à porter cette demande, on a besoin de vous.

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En Belgique, seules les personnes physiques peuvent faire un don à un parti, dans les limites fixées par la loi.

Pétition

Interdisons les pesticides les plus dangereux

Cette pétition est portée par Ecolo.